vendredi 23 octobre 2009

Brahms à l'OCP



L’Orchestre du Centre Philharmonique

Ecoutez nous sur www.ocp-verteuil.com

Brahms Symphonie No 3

Wagner Prélude du 3eme acte de Lohengrin

Gounod Musique de ballet de Faust

Peter Jarvis, « Elevations » - solo trompette Martin Earle. Création.

Verteuil d’Agenais mardi 27 oct 20h30 salle des fêtes

Castillonnès mercredi 28 oct 20h30 salle polyvalente

Bordeaux jeudi 29 oct 20h30 Notre Dame de Bordeaux

Prayssac 46220 vendredi 30 oct 20h30 salle des fêtes

Bergerac samedi 31 oct 16h Temple Protestant

Villeneuve/Lot dimanche 1 nov 16h église d'Eysses

Entrée 20€, jeunes etc. 10€, moins 12 ans gratuit. Réductions pour groupes.

05 53 41 91 49 réservations et renseignements. 05 65 36 45 98 enquiries in english.


Johannes Brahms et Richard Wagner dans le même programme !?

Inimaginable à une certaine époque, car les partisans de l’un et de l’autre se faisaient presque la guerre. On dit même que ceux de Wagner ont essayé d’empêcher la première de cette symphonie. Si la musique d’aujourd’hui suscitait autant de passion ça serait peut-être au moins une indication que la culture joue un vrai rôle dans la société. En tout cas Wagner a eu une assez grande influence, dans un certain sens : la musique de Lohengrin était d’une très grande originalité et par moment évoquait un monde surnaturel. Brahms est resté plus proche du monde purement musical, voire instrumental. Sa musique est chaleureuse, et son activité de jeune pianiste de cabaret, pour nourrir la famille, a peut-être rendu sa musique plus dansante. Beaucoup des rythmes syncopés, et des mélodies pleines de charme.

Peter Jarvis, après une carrière de clarinettiste en Angleterre dans différents Orchestres nationaux, est venu en France pour trouver plus de temps pour composer. Il a joué avec l’OCP depuis le début. Nous avons déjà créé au moins trois de ses compositions que vous trouverez sur notre site ; un langage musical attractif, moderne sans être trop avant-garde. « Elevations » pour trompette et orchestre sera créé par Martin Earle, membre aussi de l’OCP depuis longtemps.

Charles Gounod, plus on découvre la musique de Gounod, plus on se rend compte de la finesse et de la spontanéité des ses œuvres. « Mireille » que nous avons donné cet été, fut une joie à diriger. C’est malheureusement rare que de nos jours que la musique de ballet soit intégrée à l’opéra. Autrefois les spectateurs ne se plaignaient pas de la longueur d’un spectacle, et ils se délectaient des intermèdes de ballet.

Cette partie du concert sera dirigée par Leonardo de Jesus qui nous a dirigé une partie du concert de cet été avec grand succès. Né á Nazaré au Portugal, il a commencé la trompette dans l’harmonie de la ville à l’âge de 10 ans avant de poursuivre des études professionnelles au CCM de Santo Tirso. Il y a cinq ans il est arrivé à Bordeaux pour entrer dans la classe de Mr. Dutot et J.F. Dion et a continué ses études à Lyon et à Paris. Entre-temps il a dirigé la chorale de la basilique St. Seurin. Il est trompettiste de l’ OCP depuis 3 ans. Actuellement il poursuit ses études et son travail un peu partout en Allemagne.

L’Orchestre a été formé en 1991 pour accompagner un concert des choristes de Castillonnès et Villeneuve, et depuis les choses se sont développées. Les instrumentistes voulaient faire des symphonies et les chanteurs solistes et choristes ont été partants pour faire des opéras et oratorios. Les musiciens eux mêmes ont proposé des collègues pour se joindre à l’orchestre et ont créé des cellules à Bordeaux, Limoges, Marseille, Montpellier, Toulouse, Tours, et Paris d’où vient la plus grande partie de l’orchestre actuel, de même que d’Angleterre, d’Allemagne et plus récemment du Portugal. Les membres de l’orchestre sont des étudiants dans les conservatoires supérieurs. A côté de leurs études ils ont besoin d’élargir leur répertoire, d’acquérir une expérience professionnelle et tout simplement d’être encouragés. L’OCP fournit cette expérience d’une manière agréable, dont bénéficient les choristes, et les publics du Lot et Garonne et des départements limitrophes.

Richard Beswick. « Je n’imaginais pas quand je faisais mes études vers la fin des années soixante, que je serais bientôt dans une position de responsabilité face aux plus grands artistes et orchestres de l’époque, en tant que producteur de disques pour la grande maison Decca records. Je ne pensais pas non plus dans les années soixante dix que je me trouverais dans les années quatre vingt musicien itinérant partout en Europe et particulièrement en France, dans la musique Brésilienne. Là encore quand j’ai de nouveau quitté l’Angleterre pour la qualité de vie en France, je ne pensais pas que la simple idée d’offrir des stages de musique pourrait aboutir à la formation d’un orchestre, chœurs et troupe lyrique qui malgré tout a mené une importante programmation pendant 18 ans et plus…Je suis toujours resté dans le désir, l’esprit de faire de la musique…ma vie. (Qui a dit « il y a assez de musique pour la vie mais pas assez de vie pour la musique » ? Je ne me rappelle plus.) Je pense que le rôle de chef et directeur n’est pas d’imposer des idées, mais surtout de focaliser et mettre ensemble les énergies et les envies de ceux qu’on rencontre. Bien sûr dans la direction on a besoin d’une certaine fermeté, d’une clarté, mais aussi d’une grande réceptivité, envers les interprètes mais aussi envers le public. Quand l’énergie d’un orchestre et d’une salle sont en accord, le résultat dépasse parfois la somme des ingrédients.

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